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Philosophy & Story

Grinding for Knowledge.

Grinderworks s’inscrit dans une longue et éminente tradition. Les épices sont bien plus que de simples ingrédients. Leur histoire est riche et diverse. Ceux qui connaissent les épices savent qu’elles sont les personnages à part entière de notre histoire et les traitent avec précaution, avec le respect qu’elles méritent.

Grinderworks souhaite redécouvrir ces histoires, les révéler et les partager, afin de montrer que leur utilisation entraîne certaines obligations. Les épices ont contribué à déclencher et à donner forme aux événements de leur passé commun. L’histoire des produits utilisés est une force motrice de notre mission, de nos recherches et de notre développement futur.

Mais en vérité, si je trouve de l’or ou des épices en grande quantité, je reste pour en récolter le plus possible : leur quête est mon seul objectif. 

— Christophe Colomb —



L'Histoire du poivre

Les Romeins et la Mousson

Les Romeins et la Mousson

Dès le premier siècle de notre ère, le désir de poivre et d’épices a conduit l’homme en des lieux inconnus, l’Inde étant sa destination finale. Le monopole dont les Arabes bénéficiaient à l’époque fut littéralement balayé par les Romains, dont les navires étaient poussés par les vents de la mousson. Depuis l’empire Byzantin le vent arrière les a menés en Inde au moment de la récolte, puis, dans le sens inverse, pour rentrer chez eux, avec les épices comme guides et catalyseurs d’ingéniosité.

Un monopole arabe renouvelé

Un monopole arabe renouvelé

Avec la chute de l’Empire romain, la route de l’Inde via Alexandrie et la mer Rouge tomba aux mains des Arabes. Des dragons imaginaires gardaient les puits où le poivre était conservé et décourageaient les aventuriers téméraires qui tentaient d’entreprendre de longs voyages à la recherche d’épices. Ceux qui persistaient en payaient le prix fort. Car même s’ils savaient que les poivriers étaient en fleurs en Inde, la route à emprunter était inconnue ou impraticable pour nombre d’entre eux. 

 Gène et Venice battent la mesure

 Gène et Venice battent la mesure

Le statut royal légendaire conféré au poivre est indéniable au vu de sa valeur et de son histoire. Il était autrefois utilisé comme dot ou encore comme moyen de paiement des loyers ou des taxes. Si le terme néerlandais « peperduur » (littéralement « cher comme du poivre »), qui signifie « hors de prix », ne se réfère plus uniquement aux épices, au Moyen-Âge, le poivre servait à payer des sommes importantes. Alexandrie, Gênes et Venise détenaient le monopole du commerce du poivre et il était de notoriété publique que leur prospérité était due aux épices. La ruée vers le poivre s’apparentait à l’époque à la ruée vers l’or.

La quète pour briser le monopole

La quète pour briser le monopole

En raison des prix élevés du poivre, pratiqués par les marchands italiens, d’autres pays dépêchèrent leurs explorateurs. Le siècle de Christophe Colomb, Vasco de Gama et Sir Francis Drake fut placé sous le signe des épices. Toutefois, le poivre que Christophe Colomb ramena en Espagne s’avéra bien différent. En effet, il ne s’était pas seulement trompé de continent. Quelques années plus tard, le Portugal trouva ce qu’il cherchait et le pays devint le nouveau centre du commerce des épices.

Le Portugal prend la relève

Le Portugal prend la relève

L’obsession des épices fut à l’origine de la découverte par Vasco de Gama de la route maritime qui contourne le Cap de Bonne-Espérance, avec la côte des Épices de Malabar comme récompense suprême. Résultat : les deux faces d’une même médaille. Le Portugal obtint le monopole qu’il installa dans une ville qui allait rapidement devenir « Lisbonne la prospère ». Et Alexandrie, Gênes et Venise perdirent le statut que le poivre leur avait si longtemps conféré.

Le monopole portugais était la concrétisation d’un désir de longue date, mais il n’était pas évident à gérer.  Henri le Navigateur, qui précéda Vasco de Gama de plus de cent ans, avait déjà exploré intensivement les côtes d’Afrique de l’Ouest. Bartolomeu Dias avait franchi le Cap de Bonne-Espérance et avait même atteint la grande Visrivier, quelque huit cents kilomètres au-delà du cap, prouvant ainsi que l’océan Indien était accessible par la mer. Pêro da Covilhâ vint à sa rencontre en mer Rouge, il arriva enfin au Mozambique et à Madagascar. Lorsqu’un peu plus tard, Christophe Colomb lança une fausse alerte depuis l’Espagne, le désir du Portugal devint incontrôlable ; il était uniquement tempéré par les horribles histoires de tempêtes terrifiantes. Jusqu’à ce qu’en 1497, l’expédition de Vasco de Gama prenne la mer avec la bénédiction du roi Manuel.    

 

Les effets de la Compagnie Neérlandaise des Indes Orientales

Les effets de la Compagnie Neérlandaise des Indes Orientales

Lorsque l’Espagne et le Portugal interdirent aux Pays-Bas de poursuivre le commerce des épices dans leurs ports, les Néerlandais frustrés prirent les choses en main et partirent pour les Indes orientales. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales s’avéra une arme redoutable et porta fortement préjudice aux anciens monopoles. Les épices remplirent ses caisses pendant quatre-vingts ans. Lorsque l’Angleterre et la France entrèrent dans le jeu par la suite, le commerce des épices devint de plus en plus cosmopolite. Le poivre fut lentement détrôné et son prix démocratique signa la fin de son statut de produit de luxe. Mais dans le même temps, la qualité baissait. Encore aujourd’hui, le poivre est rarement apprécié à sa juste valeur. Moulu et produit en masse, il n’est plus que l’ombre de lui-même.

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